Deux drôles de Dames

Nous voilà partie à l’assaut du Paris kinky, joyeuses et ma foi assez court vêtues. Mais tout ceci pour le plaisir des yeux. Quelques petits évènements étaient à fêter. Autorisées à nous amusées, nous avons parcouru la route en dégustant sandwich et gâteau au chocolat avec un appétit entrecoupé de rires.

Nous avons donc frappé à la porte d’un club parisien, plutôt enjouées. Aussitôt arrivées dans la grande salle chaleureuse, j’ai été promptement invitée à m’asseoir à ses pieds. Elle avait un programme très précis que je ne connaissais pas du tout. Tenant fermement et fièrement son fouet dans sa main, elle rayonnait.
Nous avons donc bu un verre sucré assez rapidement, puis, nous nous sommes esseulées à l’étage. Dans un premier temps, j’ai été installée sur un confortable banc prompte à la fessée. Bien calée dessus, j’ai pu me détendre intensément pour profiter de la multitude de claques qui chaufferait ma peau. Je doutais clairement de ma résistance, et à la fois, je ne voulais pas la décevoir, nous étions là pour moi et pour elle. A mon grand étonnement, mon plaisir est monté assez rapidement, la chaleur provoquée par la fessée m’a rapidement envahie. Et j’ai totalement perdu pieds  lorsque j’ai senti ses ongles pénétrer ma peau tout le long de mon dos. Alors, j’ai laissé échapper quelques soupirs, quelques gémissements. Ces sensations m’envahissaient et j’en voulais encore plus.  A ce moment là, j’ai oublié qu’une personne était présente, j’ai oublié où je me trouvais.
Puis, sous son ordre, je suis descendue du banc un peu étourdie, et j’ai installé le ring gag dont j’avais fait l’acquisition quelques jours auparavant. Puis, j’ai senti la douceur du foulard se poser sur mes yeux. Je devrais gérer les coulures de salive et l’aveuglement. Son but était de me permettre de me concentrer sans être attentive à mon environnement. Elle sait que je m’éparpille facilement pendant les jeux d’impact. Sans musique, ma concentration est plus fragile et et ma résistance également. Plus tard, elle m’a expliquée que la salle s’était remplie d’observateurs silencieux. Je ne m’en suis pas rendue compte, j’étais fixée sur mon bâillon, et les sensations des martinets qui chauffaient ma peau, puis, celle de son fouet qui la meurtrissait. Je lui avais exprimer mon fort désir d’être marquée cette fois un peu comme une revanche contre les défaillances récentes de mon corps. Elle me l’accorderait.
Alors, j’ai accepté les coups, j’ai accepté d’utiliser notre code d’alerte pour mieux repartir, j’ai osé bougé, j’ai osé me dévoyer face à son fouet et au fouet de M. H. qui s’est associé à elle.Là encore, j’avais été prévenue, peut-être y aurait-il un autre joueur pour l’accompagner. Elle avait la grâce, l’adresse et je lui offrais ma peau, et tout mon être. Je me souviens avoir encore gémi sous leur fouet, puis sous leurs doigts qui pinçaient mes bras jusqu’au moment ou la pluie cinglante de sa ceinture tressée a cessé. Alors, une fois détachée, une vague de larmes est montée, j’étais délestée de ma tension, sereine, en phase avec elle et moi même. Elle avait réussi.
J’ai compris en partie ce qu’elle ressentait quand elle était à ma place et je la remercie de m’avoir accompagnée tout au long de ce délicieux voyage initiatique. Et j’avoue que j’aimerais le poursuivre encore plus longuement une prochaine fois.

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