Les discussion virtuelles.

Les discussions virtuelles, j’en tiens depuis assez longtemps. Et quand on a un pseudonyme commençant par Madame, on a vite des correspondants virtuels potentiels. Certains échanges ne vous mèneront à rien, d’autres vous transporteront dans un autre lieu, une autre atmosphère.

Les discussions virtuelles sont nourrissantes ou appauvrissantes. Elle ont ce caractère : privé (hors de la portée de votre entourage), de l’ordre de l’interdit qui leur donne un goût différent. Ce petit jardin secret que vous ne partagez qu’avec votre interlocuteur est confortable, il nous fait tous penser à ce carnet secret que nous cachions sous notre lit ou dans une boite fermée à clef.

Bref, les discussions virtuelles, j’aime beaucoup, j’y passe du temps parce que je trie mes correspondants et qu’elles m’apportent très souvent beaucoup de choses.

Voilà toutes les réponses aux questions que j’aurai pu me poser moi-même, sachant que je n’aime pas les web cams. Je préfère écrire et lire :

Pourquoi ?  
Parce qu’à travers tous ces mots on se construit un peu, on se comprend mieux, on apprend des tas de choses, elles abordent des tas de sujets, on les oriente comme on le souhaite. La virtualité donne une grande marge de liberté de pensée et d’expression. Pour les personnes qui sont souvent trahies par le rougissement de leurs joues, un tic d’expression, le virtuel est très confortable.

Sont-elles toujours coquines ? 
Non, clairement pas. Ce n’est pas le but premier. J’ai eu des bavardages musicaux, littéraires complètement sages. J’ai aussi des bavardages complètement sulfureux. Je n’ai pas de préférence, j’aime clavarder tout simplement.

Quelles formes ont-elle ? 
Elle peuvent avoir plusieurs formes : un échange de longs mails, un échange de longs messages, ou un tchat délibérément rapide. Je préfère les deux premières. Il y a moins d’incompréhension, les réponses sont plus construites tout comme la relation que vous établissez avec votre interlocuteur. Pour autant je pratique les deux secondes :), paradoxe de la femme.

A quoi aboutissent-elles ?
Parfois à rien, elles ne durent que quelques jours, quelques heures. Parfois, elles aboutissent à une amitié, parfois à plus.

Peuvent-elles durer dans le temps? 
Oui, elles ne sont pas forcément suivies, mais quand les deux correspondants se retrouvent, même après un mois de silence, c’est toujours avec plaisir.

A-t-on toujours envie de dépasser une relation épistolaire ?
Non pas toujours, d’ailleurs quand vous vous rendez compte que vous vous retrouverez nez à nez avec votre correspondant, vous pouvez complètement paniquer. C’est aussi le piège des discussions virtuelles: vous en dites souvent plus que vous ne le feriez IRL.

Sont-elle addictives ?
Comme tout ce qui peut donner du plaisir, elles peuvent devenir addictives. Retirez un pot de miel devant une abeille vous la retrouverez en manque, tournant dans tous les sens. Bien, c’est assez similaire pour quelqu’un qui a pris l’habitude de communiquer virtuellement et qui se retrouve devant un écran blanc pendant plusieurs jours : sauf s’il est établi d’avance qu’il y aura des pauses plus ou moins longues.

Sont-elles pour les âmes introverties ?
Oui et non. Nous avons tous une liberté face à notre clavier. Les timides peuvent être complètement délurés devant leur écran, les parleurs plus en retrait. Le danger est de s’enfermer dans un monde virtuel et se retrouver dans une prison IRL. La communication est la base de toute relation : sociale ou virtuelle.

J’aime à penser que la relation qui s’établit entre deux correspondants est unique. Autrement dit, chacun de mes clavardages sont différents et uniques à leur façon comme une relation IRL. J’y laisse toujours un peu-beaucoup de moi dans le sens ou il ne s’agit pas d’un mail envoyé à mon employeur.

Peut-on les rapprocher des relations poly-amoureuses ? 
Pour fais le lien avec mes billets précédents. Si on part du principe que les relations poly-amoureuses peuvent être assexuées, épistolaires, alors je pense que oui. Je suis assez étonnée de la tournure de certaines de mes correspondances. Mais là, je laisse la place aux spécialistes, je serai vraiment intéressée par leur avis.

Les relations virtuelles peuvent-elles être la continuité d’une relation amoureuse ?
Quels amants n’ont pas échangé des mails, des sms, des tchat pour se dire qu’ils se manquent ? Biensûr, le virtuel est une passerelle entre deux rendez vous, mais, il est impalpable, inodore. Je crois que je préfèrerai la communication téléphonique : le son d’une voix, les mélodies des mots sont comme des caresses.

 Le développement des réseaux sociaux ont largement permis le développement de ces correspondances, en contre partie, ils ont mis de côté: les lettres et leur parfum, les p’tits mots griffonés sur une feuille de papier.
J’aime les discussions virtuelles mais je préfère les discussion IRL 🙂 Le langage du corps, les regards échangés ne pourront pas être remplacés par un tchat.

http://despoulesetdespois.com/
Tweet about this on TwitterShare on Facebook

4 commentaires sur “Les discussion virtuelles.

  1. Bonsoir,je parle beaucoup sur la toile, surtout avec des femmes. Connaissances faites en visitant leur blog ou bien ce sont elles qui ont visité le mien. Je parle avec 2 femmes depuis longtemps, une depuis 4 ans, je lui ai tenu la main pendant son divorce, l’ai aidé à voir clair en elle quand elle a commencé une relation amoureuse alors qu’elle était mariée, maintenant nous parlons pluie et beau temps. L’autre femme, nous parlons tous les soirs depuis 2 ans, elle est mariée, a un amant….nous parlons de sa relation, de ses soucis avec ses grands garçons, je la calme, la pause.. Nous devons nous rencontrer à l’automne mais rencontre tout à fait amicale, sans ambiguïté. J’ai parlé avec bien d’autres femmes mais c’était pour des rencontres « amoureuses »
    Amicales pensées
    juju051

  2. Top ce billet sur les relations épistolaires. Si au début j’avais tendance à vouloir passer rapidement à l’IRL pour voir et sentir une présence, j’ai appris le goût de certaines échanges. Pourtant autant, il manque toujours le gout de l’autre (pas forcément charnel 😉
    Bref, comme vous concluez, quoi 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *