Poésie

Ce matin, j’ai reçu un joli message accompagné de ce poême et j’avoue que j’ai adoré.

Ce poême m’a beaucoup touchée. En voici une traduction envoyée par mon messager.

Coquelicots en juillet

Petits coquelicots, petites flammes d’enfer,
Vous ne faites pas mal ?

Vous tremblez. Je ne sais pas vous toucher.

Je mets les mains dans les flammes.
Rien ne brûle.

Et cela m’épuise de vous regarder
Trembler comme ça, rouge vif et
froissés comme une bouche.

Une bouche que l’on vient d’ensanglanter.
Oh petites jupes sanglantes !

Il y a des vapeurs que je ne peux toucher.
Où est votre opium, où sont vos capsules
écœurantes ?

Si je pouvais saigner, ou dormir ! –
Si ma bouche pouvait épouser
une blessure pareille !

Ou vos sucs distiller pour moi,
dans cette capsule de verre,

Une stupeur, un apaisement.

Mais pas de couleur. Pas de couleur.

Sylvia Plath

Je joins la version originale découverte ce soir.

poppies-in-july

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