S’aimer à corps et à coups (BDSM)

Ce billet, j’y pense depuis plus de 3 semaines. Je me suis même demandée si je ne devais pas y mettre un code ou ouvrir un blog parallèle BDSM. Bref 🙂 Je vais essayer de l’écrire ce soir avec tout le tact dont je peux faire preuve.

Le libertinage nous a ouvert plusieurs horizons parce que nous avons découvert de nombreuses personnes adorables et très ouvertes d’esprit. Elle nous ont acceptés avec nos interrogations de jeunes libertins, nos appréhensions. En quelques mois, nous avons découvert le libertinage en couple, la bisexualité, le BDSM…

Le BDSM, j’en avais entendu vaguement parler avant, sans vraiment m’y intéresser. Je me souviens très bien d’un reportage qui expliquait très justement  que les jeux BDSM pouvaient être comparés à des préliminaires puisque généralement, ces pratiques aboutissaient à une relation sexuelle dans un couple. Par ailleurs, je précise que certains Maîtres, Domina restent clairement dans une pratique ou le sexe n’intervient pas, seul les jeux SM ou D/s sont autorisés. Mais dans ce reportage, c’est l’inverse qui était expliqué, les deux protagonistes avaient monté un scénario amusant avec le recul :-), mais je n’avais pas accroché. Il faut croire que les reportages TV vulgarisent sans expliquer clairement le pourquoi du comment des sujets abordés.

A ce moment là, j’associais encore les bleus et blessures à de la pure violence (conjugale ou pas), et je ne comprenais pas pourquoi et comment on pouvait avoir du plaisir à subir des châtiments corporels ni comment et pourquoi on peut montrer et être fière de ses marques. La violence morale et physique je connaissais (sans être la victime physique), je l’ai fuie, et il était hors de question d’y remettre un pied où de la faire rentrer dans ma vie.

Puis, nous avons mis les pieds dans un Apéro Libertin Parisien (je vous en parlerai dans un autre billet ^^) et nous avons fait connaissance avec un gentil petit couple. Je me souviens très bien du  premier apéro et encore plus du second :). Ce gentil duo m’a étonnée par la suite. Nous avons parlé de beaucoup de choses, puis nous avons parlé BDSM. Ce qui m’a alors frappée, c’est l’amour entre cette jeune Domina et son soumis. Bien loin de l’image que je pouvais avoir de ces relations. Vous me direz, mais quoi, tu pensais que les gens se tapent dessus et c’est tout ? Absolument pas, mais je n’avais pas encore intégré que la douleur subie pouvait amener au plaisir physique ou cérébral. J’en étais restée à l’équation: coups = douleur = tristesse = à masquer le plus vite possible. Je sais, c’est compliqué à comprendre pour vous, mais ce fût encore plus long pour moi ;).

En parallèle, j’avais lu des ouvrages bien connus du grand public, puis, je me suis plongée dans le livre d’Eva Delambre « Devenir sienne » et encore de nombreux autres beaucoup plus techniques. J’avoue que j’ai aimé. J’en ai d’ailleurs parlé. J’ai posé des milliers de questions à mes amis (merci de m’avoir répondue et mise sur le bon chemin). J’ai eu terriblement envie de découvrir ces jeux tout en sachant que si je venais à aborder le BDSM, je n’étais clairement pas prête à donner la main à mon mari. Non pas que je n’avais pas confiance, mais, il m’était impossible de le laisser me toucher autrement qu’il le faisait. Les souvenirs sont longs à effacer et je ne suis pas toujours facile à apprivoiser. Il a été très patient, très très patient près d’un an me semble-t-il.

C’est vrai que notre cheminement BDSM est bien moins rapide que le cheminement libertin ou poly-amoureux. C’est aussi vrai que je ne voyais que la partie cérébrale du jeu et pas l’aspect masochiste. Mais, je suis persuadée que nous allons à notre rythme, à mon rythme. Ca semble égoïste, mais pas tant que ça, vous ne dépasserez vos limites que lorsque vous serez prête, votre Dominant ou Domina a ce rôle d’écoute et d’accompagnant.

Aujourd’hui, c’est parfois moi qui demande à être dominée parfois lui, c’est parfois moi qui suggère avec quel jouet, le dernier étant une badine (j’avais dit jamais la badine !), parfois, il prend les devants tout au long de ces instants (j’adore ça 🙂 ).

Aujourd’hui, je fais bien la différence entre les coups à masquer et les coups synonymes de plaisir et dans le respect. Le respect c’est ce qui fait toute la différence entre des Jeux BDSM et des coups reçus par simple envie de faire mal et par méchanceté.

C’est aussi via le respect que vous saurez si votre Maître ou Domina mérite votre confiance et votre appartenance.

 

(photo totalement contractuelle cette fois)

 

 

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