Impatience

Nous nous sommes rencontrés lors une soirée privée, nous n’avons pas pris le temps de parler, tu as été très occupé ce soir là: juste un échange de regards et une envie de te revoir plus tard.

L’impatience est un de mes principaux traits de caractère dans la vie quotidienne et pourtant je peux être d’une patience qui m’impressionne quand je souhaite revoir un homme. Alors, j’ai attendu, j’ai attendu que tu te manifestes. Puis finalement, j’ai fait le premier pas, j’ai dû trouvé l’attente un peu trop longue. Oui, oui, messieurs, les femmes  font aussi parfois le premier pas. Bousculer le destin n’a jamais fait de mal à personne.

D’abord un premier message court pour que tu te souviennes de moi, une réponse tout aussi concise d’une ligne à laquelle j’ai répondu en une ligne et au bout de 4 échanges, te voici parti à me raconter ta vie. Finalement, tu es très bavard.

Là, deuxième temps d’attente … J’aimerais beaucoup te revoir mais, j’aimerais surtout que la demande vienne de toi. J’ai fait le premier pas une fois … Alors, je glisse quelques idées de sorties dans mes messages, mais rien. Je crois que je t’ai expliqué que je sortais parfois seule. Mais toujours rien. Une nouvelle fois, je vais bousculer un peu le destin en expliquant à une amie que je n’ai pas trop de nouvelles … Et là, bingo, dans la soirée, l’invitation apparaît : magie des copines. Je me croirais au collège ! Sauf qu’au collège, je ne sortais pas. Le plus drôle dans tout ça, c’est que j’explique tout ça en live à mon mari qui doit être désespéré de m’entendre me plaindre :).

Tu as très envie que je t’explique le libertinage, le poly-amour, le BDSM. Moi, j’ai surtout envie de te voir et de te connaître. Je ne connais la le déroulement de la soirée. J’imagine juste qu’elle sera joyeuse et très agréable. Alors, je choisis la robe la plus sobre que j’ai: une robe en laine noire, plutôt austère, mais en dessous, je porte une jolie lingerie et ces porte-jarretelles et de jolis bas « qui te rendent fou m’as-tu dit ? » ainsi que mes bottes.  Je pars du principe qu’il s’agit d’une première rencontre, non-libertine, et de ce fait, si tu franchis le cap cette tenue nous pourrons approfondir.

Nous nous retrouvons donc vers 19h30 près du restaurant que tu as choisi. Tu me sembles plus petit que la première fois, mais tout aussi assuré. Nos regards se croisent, d’abord un sourire, puis un bonjour, et nous nous dirigeons vers le restaurant. Là, tu demandes une table éloignée, au début, je ne comprends pas pourquoi. Au fil des discussions, je prends la mesure de nos propos, nous parlons ouvertement : sexe, libertinage; nous parlons des limites dans le BDSM, des conditions de jeux; je t’explique comment nous vivons notre poly-amour. Effectivement, une table un peu à l’écart était peut être un bon choix d’un autre côté, nous aurions pu donner des idées à nos voisins. Je crois que j’ai rarement autant parlé en mangeant bien que je sois très bavarde. Les réponses jaillissent aussi sec que tes questions affluent, et les éclats de rire aussi. Le sexe n’est pas sérieux, c’est joyeux !

La fin de la soirée approche, tu me proposes de prendre un verre chez toi et je refuse. Tu as clairement envie de pousser plus avant cette rencontre, et moi, j’ai très envie de te faire attendre encore, nous n’avons plus 15 ans mais je prends goût à flirter. Je te propose donc de boire un verre dans un bar c’est quitte ou double: tu réfléchis un instant et tu acceptes. Je te propose un p’tit bar branchouille de Rouen que j’affectionne. La tension est montée d’un cran, ce petit jeu m’amuse beaucoup. Je rejoins assez vite ma voiture, je me rends compte que mes bas sont filés, je les changerai rapidement dans le prochain parking.

Me voici devant le bar, l’attente me paraît interminable, tu devrais être là. Et si, tu avais décidé au dernier moment de repartir chez toi ? Je cherche mon téléphone, je ne le retrouve pas. Je rentre dans le bar, je ne te vois pas. Et d’un coup, te voilà, je suis rassurée. Nous montons au premier étage, les lumières sont tamisées, l’ambiance est sexy. Nous choisissons une petite table dans le couloir un peu à l’écart des autres. Nous savons l’un comme l’autre que le jeu ne fait que commencer. Nous passerons une partie de la soirée à jouer au chat et à la souris. Finalement, à la chatte et au souriceau, tu es étonné, tu passes par tous les états : sûr de toi, déconcerté, puis sûr de toi. Et moi, je ris, je passe une délicieuse soirée, j’adore prendre le contre pieds et tu n’y es visiblement pas habitué de la part des femmes. Puis nous cédons, trop proches pour ne pas nous embrasser. La tension ne descendra pas pour autant, elle remonte même d’un cran. Nous n’avons plus 15 ans et la rumeur que j’entends derrière moi m’indique que nous surprenons nos voisins de couloir. A ce moment là, je m’en moque et toi aussi.

Tu glisses ta main le long de ma cuisse, tu sens le liseré de mes bas. Tu avais raison, tu deviens fou …

Finalement, que c’est bon d’attendre !

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2 commentaires sur “Impatience

  1. Eh bien, que d’aventures, j’ai une triple érection à la lecture de ce récit. Je me rappelle cette douce soirée.

    Lire nos aventures sous ta plume et sur ton blog était une de mes envies…Voila chose faite.

    Nos prochaines soirées seront encore plus excitantes, je crois en notre capacité à nous surprendre…

  2. Hello Luciole,

    Oui, c’est chose faite, il fallait bien immortaliser cette rencontre. Pour la triple érection, il t’en faut peu ^^ … Attention à toi: le priapisme te guette !

    Je ne t’ai pas dit que je étais disponible uniquement pour récupérer une paire de boucles d’oreilles : surprise !

    A bientôt,
    Flo

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