Une histoire d’amants.

Une soirée décidée en quelques minutes. Quand? Où? Combien de temps. Tout s’est mis en place en quelques lignes. L’heure du départ approche. Je file me préparer. Ce soir, j’ai masqué ma robe au décolleté scandaleux sous un pull et une jupe. Je ne cacherai pas mes bas plumetis qui sont assez hauts pour rester discrets.

Départ, l’anxiété me gagne au fil des kilomètres, j’ai l’impression que je te rencontre pour la première fois. Tu viens à ma rencontre en sachant que j’ai encore cafouiller avec cet interphone. Je gravis les escaliers devant toi et la soirée commence.
Nous échangeons quelques banalités. Je me dévêtis doucement et je croise ton regard qui semble se poser sur ma poitrine. Je suis ravie, j’ai décidé d’étrenner cet ensemble mauve ce soir.

J’ai très envie de me blottir contre toi mais j’attends le petit signe. Quand il arrive le balai commence. J’ai tant envie de ta bouche ! Ta main à la naissance de ma gorge me plonge dans un autre monde, je ne sais pas si tu t’en rends compte à cet instant mais tu poursuis tes investigations. Je savoure chaque caresse, chaque baiser. Puis comme un adolescent tu me prends par la main. Et tu m’entraînes dans ta chambre. Sourire. Je te suis avide de savoir quelle tournure prendra cette nuit.
Me baiseras-tu? Ferons-nous l’amour? Te serviras-tu de moi?

Chaque nuit est une surprise avec toi. Pour ma part, je suis déterminée à te garder en bouche très longuement. J’ai envie de prendre mon temps, je veux te sentir monter entre mes lèvres, je veux sentir ton corps onduler, je veux entendre les longs murmures de ta jouissance. Nous prendrons notre temps. Amante joueuse je poserai ta main sur mon cul en guise de demande: une fessée s’il te plait. Pas besoin de mots, seuls les gestes comptent. Ton rire précèdera la mélodie des claques pour mon plus grand plaisir. Puis suivra ta jouissance mêlée de puissance et de cette fragilité de l’homme dans la petite mort.
Un câlin s’il te plaît, pose tes bras contre moi. Laisse moi me lover contre ton corps chaud et repu. Laisse moi profiter de cet instant à chaque fois unique. Mais que fais-tu? Quelle est cette main qui décide de caresser mes seins? Et si tu les pinçais un peu plus fort? Non, ton rire m’intime de retirer la mienne. Je me trompe sur tes intentions. Tu descends entre mes cuisses que j’entrouvre puis ouvre avec délice. Tes doigts s’immiscent là où l’humidité à disparu. Tu y remédies et j’explose en quelques minutes sans un bruit, sans un tressaillement mais tellement intensément.

Merci.

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