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Le « No comment » ou le non-lieu du libertinage

Nous voici en groupe, partis hier soir pour profiter d’une après-soirée libertine aussi joyeuse que le repas qui venait de s’achever. Quand je dis en groupe, c’est une trentaine de personnes confondues.

Direction le « No comment« , le nouveau club branchouille de la Capitale. Situé près des Champs Elysées, avec un tarif assez élevé pour un club sec, j’attends de voir si les prestations du club sont à la hauteur. Le patron a proposé une réduction tarifaire importante. Allons-y, découvrons, amusons nous.
Curieuse,  je suis passée la veille sur le site internet du club. De prime abord plutôt complexe pour trouver toutes les informations, mais surtout beau, il faut bien l’admettre. Le webmaster a très bien travaillé.
Nous voici arrivés devant la porte. Pas de nom visible, pourtant, il semble évident qu’une enseigne permettrait au club d’être reconnu. Nous le faisons remarquer au videur, qui nous explique qu’elle est installée tout en haut au dessus de la porte. Personnellement, je ne l’ai pas vue :/. Le videur n’est pas hyper souriant, mais il semble filtrer la clientèle.
Arrivés dans un long couloir, nous attendons à l’accueil pour déposer nos manteaux. C’est un peu long et laborieux, je m’attends à devoir pointer mon pseudo sur une liste, mais non, pas de liste alors que nous sommes attendus. Nous attendons des amis quand nous voyons apparaître deux hommes seuls vêtus de guenilles et en tennis ? Mais sont-ils des clients du club? Nous comprendrons plus tard le pourquoi de l’apparition de ces personnes alors que la soirées est notée: COUPLE.

Nous recevons nos cartes pour les boissons et nous descendons sans plus attendre dans le club.
Curieuse, je cherche à savoir ce qui se cache derrière les nombreux rideaux, et je trouve tout simplement les coins câlins immenses. Très bonne surprise pour moi, rien n’est fermé et 5 couples peuvent facilement s’y allonger pour jouer. Puis comme à mon habitude, je cherche les commodités.

Première déception, j’avoue, je ne comprends pas pourquoi la porte des toilettes ne ferme pas. Je mets ma maladresse sur le compte de la fatigue, je réouvre la porte, et je me rends compte que la fermeture est cassée. Je peste et je demande à mon mari telle une enfant de tenir la porte ! Je vois le rince mains et je cherche les lingettes pour une brêve toilette (habitude personnelle de libertine). Visiblement, il n’y a rien même pas de produits pour se rafraichir après une séance de jeux endiablés. Je sors déçue et je ne vais même pas voir la douche. J’aperçois quand même 4 serviettes ?? Enorme quand on sait qu’au Taken ou aux Chandelles, une myriade de lingettes et de serviettes en plus des bidons de savons et de déodorants sont mis à notre disposition. Je retournerai dans les sanitaires d’autres fois dans la soirée en testant l’autre wc qui lui ferme, mais dont la chasse d’eau est cassée. Bref … Usant.

Deuxième déception quand je me dirige vers le bar, comme beaucoup de libertins nous avons l’habitude d’être choyés et de pouvoir grignoter dans la soirée. Bien souvent vous aurez des sucreries ou des fruits à votre disposition. Là encore, le comptoir du bar est désert, j’ai faim, il est 3 heures du matin et mon diner est loin.

Nous passons tout de même une bonne soirée. N’espérez pas vous allonger sur des serviettes pour batifoler. Je me demande même comment les patrons pourront nettoyer les coins câlins, les housses ne semblent pas s’ôter. Personnellement, je n’ai pas trouvé les poubelles, ni les mouchoirs, ni les distributeurs de préservatifs. Toutefois, des amis ont été plus chanceux que moi. Heureusement, j’ai toujours mon matériel avec moi.

Dernières déceptions et pas des moindres, à 3 heures tapantes la musique d’éteint, d’un autre côté nous ne supportions plus les basses trop fortes et le même morceau qui est passé toute la soirée. Nous sommes désormais une dizaine, pour ma part, je jouerai bien encore un peu, mais nous voyons arriver une bande de jeunes gens totalement perdus devant les libertins que nous sommes. Ils font vite demi-tour et sont remplacés par un homme du staff qui dépose des bacs à champagnes sur les tables ? Mais que se passe-t-il ? Et nous réalisons que notre soirée libertine est terminée, maintenant, la soirée « normale » selon les dires de la patrone(?) commence ! Nous comprenons enfin que les hommes précédemment montés dans le restaurant sont les autres clients non-libertins qui apporteront l’argent au club: Fils à papa branchouille certainement plus gratifiants que nous… Je vous laisse deviner notre déception.

Clou de la soirée, le vestiaire est payant: 3€ par personne. Ben voyons, c’est la première fois que je vois ça.

Message au staff du No Comment : reprendre le nom d’un lieu du libertinage et en faire ce que vous en avez fait est une grossière erreur. Traiter les libertins de la sorte ne vous amènera pas plus de clientèle ni de respectabilité. Votre cadre est joli mais votre état d’esprit n’est clairement pas celui attendu. Quel dommage !

Edit : Il y avait des boites (de belles boites à jeu de cartes, laquées) avec des mouchoirs et des préservatifs. Et des poubelles.

 

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2 commentaires sur “Le « No comment » ou le non-lieu du libertinage

  1. Nous y sommes allé en Février ou mars et nous avons vécul la meme chose.

    Je n ai pas rencontrer grand monde appréciant ce club qui se voulait révolutionner le milieu il y a encore quelques mois.

    Le coup marketing en reprennant le nom reste un tres beau coup

    1. C’est la première chose qui m’a déplue, faux coup de marketing, j’ai trouvé ça tellement nul :/
      Et le reste, je l’ai longuement expliqué plus haut.
      Par contre, j’ai oublié de parler des mecs du staff qui viennent mater les libertins en plein ébat.
      Ben pourquoi payer du porno quand on peut avoir le même gratos !

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