A l’abri des arbres, j’y songe.

Cet après midi à l’abri des arbres, alors qu’un délicieux vent vient me rafraichir, je revis quelques souvenirs teintés d’érotisme. J’ai encore en tête la jeune fille que j’étais: le corps brûlant, les joues roses et la poitrine tendue. Je n’attendais que lui, pour éclore.

Les parents avaient dit que le sexe était nul et toujours répétitif : une manière de me faire reculer? Patienter? De se protéger?

J’ai finalement attendu mais uniquement parce que je ne me sentais pas prête avant. Puis je l’ai rencontré. Je me souviens qu’il était beaucoup plus âgé que moi, plus sûr de lui et indéniablement plus expérimenté. J’étais beaucoup plus jeune, assez docile, plus ou moins innocente mais pleine d’envies et plutôt réceptive. En quelques nuits, j’ai fait voler en éclats cette idée fausse de répétition et d’ennui. Sans pour autant atteindre la jouissance en couple,  j’ai découvert nos corps, les caresses, les baisers. J’en garde un délicieux souvenir. La jouissance à deux, je l’ai découverte plus tard, avec mon mari, sans doute parce que j’étais plus mûre, plus attentive à ce que je pouvais ressentir.

Ce matin, sous le bruissement des feuilles, j’ai revécu mes premiers émois érotiques et c’était délicieux.

 

 

pissenlis

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2 commentaires sur “A l’abri des arbres, j’y songe.

  1. Cela m’a fait immédiatement penser à un texte de Maupassant « promenade à 16 ans », dont voici un extrait
    Nous regardions nos pieds et les herbes humides.
    Les champs autour de nous étaient silencieux.
    Parfois, sans me parler, elle levait les yeux ;
    Alors il me semblait (je me trompe peut-être)
    Que dans nos jeunes coeurs nos regards faisaient naître
    Beaucoup d’autres pensers, et qu’ils causaient tout bas
    Bien mieux que nous, disant ce que nous n’osions pas.

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