Quelques lettres… (fiction)

Elle attendait ce SMS depuis longtemps. Fébrile, au tintement de son téléphone portable, son coeur se mis à battre la chamade. Elle sortit rapidement le portable de son sac, ouvrit sa messagerie et lu «: Ce soir, je t’attacherai et je te baiserai comme une petite salope jeune effrontée». Son coeur ne fit qu’un bond, le rouge lui montait immédiatement aux joues. Elle serra les cuisses, se sentit couler doucement.

Baisée, attachée, elle essayait d’imaginer le cours de la soirée, elle savait qu’elle prendrait soin de son apparence pour lui plaire, qu’ils dineraient l’air nonchalant. Mais aussi qu’elle finirait irrémédiablement nue, probablement, allongée sur un tapis ou sur un lit incapable de bouger, écartelée par les cordes.
Elle adorait plus que tout sentir ce moment de basculement où son convive devenait Maitre et elle ne jeune soumise. Elle aimait ce moment, où le feu de la domination embrasait son regard. A partir de là, chacun de ses gestes comptaient. En proie facile, il la sanglerait en quelques minutes et profiterait d’elle à loisir; serait-elle cette proie facile ce soir? 
Dès ses premiers pas dans l’appartement, elle avait jaugé sa capacité à se jouer de son Mentor. Elle pourrait le faire languir, l’exciter, faire monter l’attente et son désir. Une jolie table basse posée au milieu du salon lui servirait de premier rempart pendant quelques minutes. Elle savait pertinemment, qu’elle perdrait, mais le simple fait de le savoir frustré lui plaisait au plus au point.

Nous y sommes pensa-t-elle en croisant son regard. Elle se leva féline, le regard pétillant. Il la suivait des yeux détaillant chacun de ses gestes, chacun de ses pas. Contre tout attente, elle se dirigea vers lui, posa sa main sur son torse délicieusement souriante puis virevolta. Mais où allait-elle encore. Il la souhaitait à ses genoux, c’est d’ailleurs à cela qu’il s’attendait, et elle partait, l’air narquois. En quelques enjambées, il se retrouvait collé tout contre elle. Soudés l’un à l’autre, ils ne faisaient plus qu’un. Ses désirs de fuite la quittèrent dès qu’elle sentit la fragrance de enivrante son parfum. Il la pris dans ses bras, pressa son sein gauche de la main et descendit l’autre jusqu’au liserait de ses bas. Il pouvait les sentir au travers de sa jupe. Il promena ses mains sous le tissus léger, elle marmonna quelques paroles inaudibles. Il poursuivit sa quête plus avant, écartant avec délicatesse l’orée de sa vulve délicieusement gonflée. Il adorait cette femme, il était tout simplement fou de son corps, de sa manière de répondre à ses caresses. Il huma le parfum délicat de ses cheveux, tout en s’insérant dans ses chairs fragiles. Il la sentit frémir, glisser entre ses doigts délicats mais fermes. Elle perdait pied. Elle lui tendit son cul, insolente qu’elle était.

« Est-ce une tenue pour une jeune fille bien élevée? Tourne toi vers moi petite»
. Il accompagnait ses paroles de ses gestes. Plaquant sa tête contre son torse, maintenant fermement sa nuque de sa main, il la fit régresser en quelques secondes. Elle était prête.
Une première corde en main, il attacha le haut de son corps. Puis, il en noua d’autres autour de ses jambes, repassa sur son buste. Celle qui passait au dessus de sa poitrine lui coupait le souffle au sens figuré. Elle se sentit vaciller de plus belle. Il regardait fixement tantôt ses cordes, tantôt la femme qui se transformait en une divine proie sous ses yeux. Elle allait jouir, très fort, ensuite, il la prendrait longuement toujours en quête de cet absolu, du dernier souffle, du dernier soubresaut. Puis, il la détacherait, la gardant dans ses bras, l’accompagnant dans la descente. Lui glissant des mots tendres à l’oreille. Toujours à l’écoute de son souffle, de ses soupirs, des soubressauts de plaisirs résiduels, prêt à essuyer ses larmes qui ne tarderait pas à venir. Il ne l’ignorait pas.

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