LIÙ, ESCLAVE IMPÉRIALE de Blanche de Saint-Cyr aux éditions Tabou.

LIÙ, ESCLAVE IMPÉRIALE est le destin d’une jeune femme qui se découvre sexuellement au fil des pages de ce roman diablement excitant. Blanche de Saint-Cyr nous plonge dans l’aristocratie de l’empire chinois à travers le regard d’une jeune esclave dévouée dont le destin basculera à la chute de son monarque et protecteur Taïzu au neuvième siècle.
À son tour, elle devra le protéger et survivre des charmes de son corps. Follement amoureuse de Calaf, sont amour déchu, elle survivra en se vendant avec plaisir transformant la prostitution en des moments uniques de luxure et de plaisirs non feints.

LIÙ, si fragile s’avère être une jeune femme forte et persévérante. Elle dépassera toutes les embûches et découvrira sa vraie place dans cette société perdue.

Cette lecture est d’une sensualité folle, il serait faux de vous dire que je suis restée de marbre. Dès les premières pages Blanche de saint Cyr donne le ton érotico-pornographique de son ouvrage.

Un petit extrait qui m’émeut beaucoup 😉

« Le satin glissa le long de mes seins, puis l’inconnu enroula une première corde sous ma poitrine puis juste au-dessus, et sous mes aisselles, fixant mes épaules vers l’arrière, comme dans un carcan. Avec dextérité, il me tressa un corsage de chanvre d’où mes seins jaillissaient. Le tissu prisonnier de mon hanfu complétait l’étrange robe.
L’homme replia ensuite mes bras derrière mon dos, les lia et y inséra un anneau de bronze. Le sang pulsait dans mon buste ainsi contraint. Soudain, je me sentis soulevée de terre et poussai un cri de surprise. Un moment de vertige, la rugosité des cordes qui s’imprimaient dans ma peau, puis une main apaisante se posa sur mon ventre.
Ma respiration reprit, plus profonde. L’afflux de sang gonflait ma bouche, ma vulve, et mes tétons dressés. Quand je tentai de regarder vers le haut, j’aperçus un jeu de cordes et de poulies suspendu au plafond.
L’homme me fit pivoter sur le dos, glissa chacune de mes jambes dans un anneau de cuir qu’il hissa à leur tour. Je volais maintenant dans la pièce, genoux écartés, mon hanfu violet flottant derrière moi. Je ne souffrais pas, mais le moindre mouvement frottait les cordes, aussi m’appliquai-je à rester immobile. Mon corps gainé de macramé pulsait dans la chaleur.
L’homme me contemplait, fier de son œuvre. Mon sexe mouillait d’excitation sous ses yeux.
— Quel sublime papillon j’ai piégé dans ma toile aujourd’hui. Il s’approcha et saisit mes fesses à deux mains, portant ma vulve à son visage. Il y plongea à pleine bouche, comme on déguste une pastèque mûre. Empêchée par le cisaillement des liens de me tortiller sous sa langue, mon plaisir en était décuplé. Heureusement, il ne tarda pas à brandir sa queue pour me l’enfoncer. Il immobilisa mon bassin pour éviter que les cordes me blessent, mais me lima jusqu’à s’en faire reluire. Son dard coulissait tant et si bien que bientôt je couinais sous la jouissance. Sa semence arrosa mon ventre, comme pour parfaire son œuvre. »

Blanche de Saint-Cyr écrit des textes érotiques. Elle tire son amour pour le surréalisme et la Triple Carmélite de son pays natal, la Belgique, où son goût des plaisirs frivoles Grâce à son métier, Blanche a embarqué sa plume de port en port, de ville en ville, pour aujourd’hui partager avec vous ses passions voyageuses, entre sulfure et luxure. Auteure de nouvelles érotiques publiées aux éditions La Musardine et B-Sensory, « Liù, esclave impériale » est son premier roman.

Je vous recommande vivement ce roman édité aux éditions Tabou, une mine d’or de la littérature érotique. Le ton est enjoué, le texte est très bien écrit et peu redondant comparé à certains ouvrages érotiques que j’ai pu lire. Blanche de saint Cyr à réussi son pari: quitter le style de la nouvelle pour écrire un roman. Il lui restera à travailler la chute qui est dans ce cas un peu surprenante.




2 commentaires sur “LIÙ, ESCLAVE IMPÉRIALE de Blanche de Saint-Cyr aux éditions Tabou.”

  1. Ça serait pas mal, quelques petits extraits, pour qu’on saisisse mieux ce que tu aimes… et pour que l’on se rende mieux compte de si on serait, nous aussi, sensibles à cette lecture.
    C’est tellement compliqué de trouver un bouquin érotique qui nous touche (j’en ai dégoté un, d’ailleurs… mais il faut que je le finisse pour être sûr ! je vous en parlerai…)

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